Vendredi 6 janvier 2012
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Ah le silence.... il s’arrête quand on prononce son
nom comme disait l’autre ! Symbole de malaise ou d’une certaine quiétude, il faut avoir l’art de le cultiver et de jouer avec. De toute façon on est vu avant d’être entendu, d’où les silences qui
en disent longs... Long comme les films muets qui ont pourtant fait rire en éclat un paquet de spectateurs. Long comme l’attente du cow-boy qui sort son revolver pendant un duel. Après tout,
quand on tire on ne raconte pas sa vie ! Pan ! La bourse ou la vie, il faut savoir choisir et vite. Pour beaucoup, le silence est d’or, il est même pour certains le plus beau bijou des femmes
même si celles-ci ne le porte que trop rarement. Le silence est unique et si précieux car il est tellement rare dans ce monde où sans cesse le bruit parasite nos sens. Le bruit des voitures, des
téléphones qui sonnent, de la musique que l’on écoute sans cesse. Une vie sans bruit est pour beaucoup une vie malheureuse. Comment concevoir de faire la fête dans un silence de mort ? Le silence
tue, il est le symbole de la solitude, de la mort, du malheur. Pourtant le silence n’est pas si noir. Il faudrait apprendre à le sublimer et à savoir l’apprécier car il est reposant. Il invite au
rêve et à la réflexion intérieure de notre esprit. Pour William Shakespeare, « le silence est l’interprète le plus éloquant de la joie ». Apprenons à le décrypter et à jouer avec lui : chut ! Qui
veut devenir le roi ou la reine du silence ?
El Metropolitano, le 06/01/2012
Par El Métropolitano
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Lundi 26 décembre 2011
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20:43
"Le rouge
c’est la base du maquillage, ce sont les lèvres, les ongles. Le rouge, c’est une couleur noble, une couleur de pierre précieuse – le rubis – et c’est une couleur dangereuse. Il faut parfois jouer
avec le danger. Rouge, c’est religieux, et c’est le sang, et c’est royal, c’est Phèdre et une multitude d’héroïnes. Rouge feu, et rouge combat, le rouge est comme un combat entre la mort et la
vie…" Yves Saint-Laurent
El Metropolitano, le 26/12/2011
Par El Métropolitano
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Dimanche 20 novembre 2011
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17:24
La chaine cryptée est entrée dans une nouvelle ère.
Après avoir longtemps préparée le terrain dans son émission du dimanche soir pour les footeux, Canal diffusait un documentaire sur Lionel Messi dit « Léo » pour les intimes, (on comme
pour les jeunes enfants). Pourtant, les journalistes de Canal semblent avoir fait table rase de beaucoup de choses pour proposer un documentaire qui avec un parti pris jamais égalé jusqu’à
présent, défendait en gros que Messi c’est Dieu ! Il semble même que bientôt sur les hauteurs de Barcelone, au Tibidado une (petite) statue rejoigne celle du Christ qui est la même que celle
de Rio. Léo le petit, mais Léo le virtuose, le talent précoce, une enfance où Léo s’est fait prescrire 900 euros de médicaments chaque mois pour grandir. Pour devenir le grand Messi, ou peut être
simplement l’histoire du sportif le plus dopé de toute l’histoire du sport. Petit parmi les grands, Léo n’aura jamais l’aura de Diego Maradona. Léo ne marchera jamais sur les traces de Pelé
vainqueur de sa première coupe du Monde à simplement 17 ans. Léo vit dans le confort de son club de toujours le FC Barcelone, mais quand vient l’heure de changer de système en sélection, Léo
piétine, Léo est perdu comme un jeune footbaleur qui cherche encore à trouver sa place, à marquer définitivement l’histoire. Car même si Léo Messi est l’un des plus grands joueurs du football
actuel, il lui manque encore le fait d’arme qui restera à jamais dans l’histoire du football et ça Catalunya+ semble l’avoir oublié au moment de dévoiler « l’ intégrale » du
prodige, à croire que son histoire est déjà finie...
El Metropolitano, le 20/11/2011
Par El Métropolitano
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Mardi 4 octobre 2011
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08:14
J’étais en train de me préparer un bon couscous et soudain au moment
de commencer à manger je me suis souvenu d’une chanson qu’on chantait dans la cour de récréation. « Mohamed coucous quand il pète il fait de la mousse. Mohamed il est malade, il veut aller à
l’hôpital mais l’hôpital il est fermé et Mohamed il va crever ! ». Le genre de chanson que les gosses adorent, où l’Arabe joue bien évidement le mauvais rôle. Le genre de mauvaise
chansonnette raciste qui fait rire tout le monde… ou presque. Au début je me souvenais plus trop des paroles donc je me suis connecté sur Youtube et j’ai vu des dizaines de vidéo avec des gens
qui rigolaient en chantant cette chanson idiote, et j’ai moi aussi commencé à la chanter. Puis c’était l’heure du JT et là ça m’a fait plus rire du tout, il y avait un reportage sur Momo, il
était triste, seul et sans espoir. En effet, depuis le printemps dernier, Mohamed est vraiment malade. Dans son pays c’est la révolution, l’hôpital est bien fermé et Mohamed est déjà mort… Et là
je me suis dit que plus jamais que chanterait Mohamed Couscous, et je me suis venu de l’oncle Bens ! Mais bon les Africains des Etats-Unis ont déjà pris cher avec le commerce triangulaire,
l’esclavage, et depuis Martin Luther King et Obama avec eux c’est toujours un succès ! En fait, c’est là que je me suis rendu compte que la roue avait tourné, que dans la cour de récré
c’était à notre tour d’en prendre pour notre grade, que même Zorba le Grec ne dansait plus comme un idiot, que la Zizanie avait enflammé nos économies, que quand midi sonnait on ne se battait
plus pour avoir l’aile ou la cuisse mais quelques pattes, que quand je regarde le JT il y a pleins de reportages qui font peur. Bref, j’ai fini mon couscous, j’ai coupé la TV à la fin du JT, j’ai
allumé la radio et j’ai mis un disque de John : « Imagine »…
El Metropolitano, le 02/10/2011
Par El Métropolitano
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Mercredi 21 septembre 2011
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Des jeunes amoureux dans le métro en 30 ans de
carrière, pensez si j’en ai vu ! Des petits jeunes qui se bécottent tendrement sur le quai, aux amourettes qui commencent ici et là à la faveur d’un heureux hasard ou du contraire ! A
cause d’un retard par exemple ou du choix du mauvais quai qui permet d’apercevoir sur le quai d’en face l’heureux élu. C’est justement ce genre de belle histoire que je veux vous raconter
aujourd’hui. C’était une belle matinée de septembre des années 1960, les enfants avaient repris la classe depuis quelque jours et les feuilles commençaient à tomber des arbres au rythme où
le soleil descendait petit à petit de son zénith de l’été écoulé. Moi, comme chaque matin j’avais pris mon service à 6h00 sur la ligne 12 du métro. Je me dirigeais vers Porte de la Chapelle il
était presque 8h quand mon métro entra dans la station Notre-Dame de Lorette. Le quai était désert, il n’y avait qu’une jeune femme sur l’autre quai et un jeune homme sur le mien qui attendait.
En les regardant qui se faisait face de part et d’autre, je compris immédiatement qu’il était en train de se passer quelque chose entre ces 2 là. La fenêtre de ma cabine était ouverte, je
regardais la jeune femme qui faisait des signes de la main que seul le jeune homme pouvait être capable de pouvoir comprendre. Histoire de prolonger l’instant, je fit un arrêt un peu plus long
que d’habitude... qu’elle était belle avec son chignon et je sentais à travers la fenêtre de ma cabine la légère odeur de parfum qu’elle dégageait. Je fit retentir la sonette pour signaler la
fermeture des portes. Et soudain je vis le jeune homme sortir brusquement de la rame pour regagner le quai. Je ne connaissais pas la suite de l’histoire mais le lendemain matin, quand mon métro
entra à nouveau à Notre-Dame de Lorette sur les coups de 8h00, Etienne et Marcelle puisque c’est comme cela qu’ils s’appellent réellement étaient main dans la main sur le quai. Ils avaient vécu
un coup de foudre et s’apprêtaient à vivre leur plus belle histoire d’amour. La veille, Etienne avait oublié son portefeuille, il avait était obligé de remonter les pénibles escaliers pour
regagner sa chambre de bonne de la rue des Martyrs. La journée avait bien mal commencé, mais ce matin là il ne savait pas encore que ce jour allait changer sa vie et que le destin avait placé sur
sa route la ravissante Marcelle...
El Metropolitano, le 21/09/2011
Par El Métropolitano
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